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Je connecte cette énergie trouble et tourmentée de l’adolescence dans ces jeunes qui viennent jusqu’à moi, qui arrivent.

 

La souffrance émotionnelle de l’adolescence.

Ce tourment est une souffrance émotionnelle qui envahit tout, faite d’un mélange de tristesse du cœur, de rejet de la vie humaine, de culpabilités extrêmes, d’égarements multiples, de recherche de vérités uniques et d’idéologies altruistes parfois.

J’avoue qu’il me touche ce tumulte chez ces jeunes adolescents. Il fait écho à toutes ces souffrances émotionnelles que j’ai traversées adolescente, à une certaine tendresse de mère imparfaite et de grand-mère bienveillante.

Ces adolescents, ils viennent à moi et m’apportent ces sensations extrêmes d’autodestruction, d’isolement. Je disais toujours à une de mes amies, quand j’étais adolescente, que je n’avais pas dû naître à la bonne époque, que je rêvais de l’époque des chevaliers, des paroles droites, des causes nobles, de la loyauté…

Quand j’ai vu, hier, cette jeune fille Léa, magnifique, représentante de la vision des êtres « purs » dans leur âme et dans leur être en complète souffrance émotionnelle face à une époque dont elle ne comprend pas le fonctionnement, il m’a semblé important d’écrire cet article témoignage.

C’est un si grand décalage de réalité encore aujourd’hui, l’adolescence par rapport à la réalité « adulte » publique, familiale, sociale, collective, commune qui nous entoure.

 

Ouvrir le champ des possibles.

Et si cette pureté de cœur et d’être était celle qui sonne juste, celle avec laquelle notre monde doit reconnecter ou plutôt connecter ?

Cette sensation de décalage de réalité met ces adolescents en souffrance émotionnelle comme c’était déjà mon cas et celui de tant d’autres depuis des décennies.

Adolescence: trouver sa juste place

Je me souviens, adulte, d’une remarque d’un collègue, à qui je disais, exaspérée par des difficultés pour changer de service, que depuis l’adolescence, j’étais restée Naïve. Je vois son regard étonné et courroucé à la fois, me dire que non, que naïve c’était le qualificatif que pouvaient m’attribuer des détracteurs mais qu’en fait j’étais restée Nature. Il m’a dit également que cette capacité-là d’être Nature, pour ceux qui travaillaient avec moi sur des projets importants, elle était précieuse et essentielle car elle nous permettait de réussir tous ensemble.

 

Vous l’avez compris, j’ai gardé tout au long de ma vie cette différence d’être, qui à l’adolescence est une souffrance telle qu’elle conduit parfois jusqu’aux portes de la mort : des scarifications jusqu’aux anorexies les plus graves, des drogues hallucinogènes jusqu’aux substances destructrices, des délires de l’extrême jusqu’aux suicides.

Adolescents, vous êtes, pour beaucoup, des êtres plus éveillés en sensibilité que les familles qui vous ont vu naître. Et c’est, à mon sens, normal dans le cycle de la vie !

C’est plutôt une bonne chose. Vous apprendrez à vous réaliser et à être un jour pour la majorité d’entre vous quelqu’un de mieux que vos parents référents même si vous comprendrez qu’ils sont déjà des gens très bien.

Ce décalage de réalité de conscience, acceptez-le.

Adolescent, vous êtes à l’âge où se réveillent les échos des blessures inconscientes de naissance. Les pères ou mères en « déni de grossesse », les grossesses à risques, les conflits de familles etc.

Toutes ces postures qu’ont eues vos parents sans jamais avoir l’intention de vous nuire ou de vous en transmettre un écho de « mal-être », et bien, elles sont arrivées jusqu’à vous, jusqu’à vos mémoires cellulaires.

 

Le Mal de vivre et du mal à vivre !

Jusqu’à ce que moi j’appelle, dans ma vision, votre inconscient qui crée ce conflit intérieur de réalité de vie : dois-je vivre ou pas ?

Je constate chez ces adolescents, et c’est pareil pour certains adultes avec le syndrome de Peter Pan, une sensation de ne pas être vraiment présents.

Je la mesure par une donnée en radiesthésie que j’ai appelé le pourcentage d’incarnation. J’utilise une échelle de mesure graduée par dizaines et un pendule en laiton. Bien souvent, le pourcentage d’incarnation affiche maxi 60-70 % en début de première séance (au lieu des 100 % pour chaque être présent sur Terre).

Ce taux, quand il est si réduit, amplifie l’écho de mal-être, la sensation d’être dans la lune, l’incapacité à faire des choix, à se mettre en action dans la vraie vie, à être ici sur Terre tout simplement.

Ce taux, il va pouvoir se réajuster.

Vous êtes à votre juste place, entendez-le. Vous n’êtes juste pas encore installé. Un peu comme pour un déménagement. Tous les cartons et les meubles sont livrés à l’adresse mais rien n’est installé et il y en a encore à l’extérieur.

 

Comprendre et accepter pour trouver sa juste place !

En séance, je vais agencer les meubles, ouvrir les cartons et vous allez pouvoir vous installer.

Qu’est-ce qu’il faut résoudre ? Tout ce qui est accessible.

Par exemple, cette jeune fille anorexique hier me ramenait à des mémoires inconscientes de déni de grossesse du père. Cela aurait très bien pu venir de la mère, c’est mieux connu.

Nous avons pris le temps ensemble de poser la réalité de vie de chacun dans une famille.

Est-ce facile de devenir père ? C’est à mon sens salutaire et normal que le doute trouve un passage ou une place dans le mental du père à la naissance d’un enfant. Cette prise de conscience, parfois au moment où s’annonce la grossesse ou à la naissance, correspond à un enjeu de taille. Père, mère, famille, parents… Que de nouvelles fonctions à savoir exercer sans formation préalable !

Il y a un enjeu de taille pour certains car tous n’ont pas eu un modèle.

Alors, pour désamorcer cela entre vous, avec vos fils, neveux, parlez de cette inquiétude légitime, « désamorcez-là » cette inquiétude, n’en faites plus un non-dit inavouable, une culpabilité cachée car sinon vous me fabriquez des clients potentiels pour les années à venir.

Je me souviens de cette cérémonie de naissance du petit Angelo au moment où, en tant qu’officiant de cérémonie, j’invite chacun en son âme à connecter le message intime, important à verbaliser.

Le père de l’enfant très ému nous livre ce qu’ont été ses doutes et ses difficultés à se positionner en père potentiel quand sa compagne a manifesté qu’elle souhaitait un enfant avec lui. Quelle admiration, quelle force, quelle intelligence humaine il faut pour partager cette vérité si peu entendue dans notre monde.

Cette réalité résolue, posée devant l’assemblée, n’est plus un secret ni une source de difficultés de communication entre Angelo et son père pour l’avenir.

Entendez-le ! Père, grand-père, oncle, ami, vous avez à transmettre aussi aux générations suivantes de la tempérance, de cette force qui permet de « dire », de l’indulgence, de la compréhension et de la légèreté aussi.

Je vous ai posé l’exemple du père car il est bien moins aidé et je trouve souvent que les psychologues sont encore à ces théories incomplètes à mon sens et qui somatisent la mère comme l’origine de tous les troubles. Heureusement, de nombreuses méthodes thérapeutiques et des travaux avancés permettent l’évolution de la compréhension en psychologie.

Nous pouvons dénouer tant de choses. Profitons des savoirs et techniques disponibles.

Adolescent: souffrance émotionnelle

Ultra-sensibles vous êtes des êtres exceptionnels.

Cette jeune fille Léa, hier en séance, m’a inspiré cet article. Avec le tumulte de son adolescence, à 19 ans, elle en avait oublié ses qualités, même ses dons et ses talents artistiques.

Je revois son sourire apparaître quand, après avoir dénoué des tas de choses, d’un air surpris je lui dis le don qu’elle a. Je vois en vision qu’elle connaît et pratique déjà.

Et bien dans tout son tourment, ce don n’était pas valorisé, il n’avait pas de place assez lumineuse pour lui permettre d’être Vivante avec un V majuscule.

Elle restait enfermée dans une culpabilité émotionnelle excessive d’avoir créé des complications, fait de la peine à sa mère, à ses proches.

Je lui ai expliqué que c’est aux adultes de gérer leurs peines, leurs souffrances, leurs incompréhensions, et que ce n’est pas l’inverse.

Entendez-le, l’enfant, l’adolescent, ce sont des étapes d’être en construction. Ils n’ont pas d’échelle de valeur du bien et du mal au sens social, de la souffrance, de l’amour. Tout ce fonctionnement est en cours de construction. Vous ne pouvez pas projeter sur eux votre désarroi, c’est à vous aussi parents d’accepter indépendamment d’eux, de l’aide extérieure.

Quand je lui ai expliqué ce qu’est l’adolescence, je l’ai sentie se mettre à respirer… à sourire même…

J’ai pu ensuite rétablir son pourcentage d’incarnation à 100%.

Quand nous avons parlé ensuite de son mal-être en famille, en groupe, en stage, nous avons pu ensuite en rire car en fait, être né différent nous fait toujours nous sentir différent.

Mais être différent, ce n’est pas être moins bien ou mieux, c’est accepter de se connaître, d’être soi-même.

Cette sensation de sensibilité excessive, apprenons à vivre avec.

Dans ce que j’en constate en séance, c’est une fréquence de conscience différente de celle de la majorité des gens qui nous entourent. Ce n’est pas une vibration de conscience inférieure. Il n’y a pas d’objectif à être un jour « comme les autres », c’est la vraie bonne nouvelle.

Acceptez que vos différences vont de plus en plus devenir et sont déjà sans que vous le sachiez vos richesses.

Acceptez que vos enfants soient différents.

Cette acceptation, cette conscience d’être différent, quand vous l’intégrez, elle vous permet de répondre à la famille, de comprendre que l’enseignement scolaire est souvent décalé pour ce type d’adolescent et qu’il faut dès l’enfance accompagner autant que possible les enfants avec des activités créatrices de bon niveau dans un domaine qui corresponde à leur éveil.

 

Égarement d’adolescence ! Se perdre pour se trouver !

Trop souvent ces adolescents sont exclus et s’enferment dans des consommations excessives de cannabis alors qu’à mon sens leur sensibilité excessive en fait des êtres capables de devenir des créateurs de génie, de vrais ingénieurs au sens étymologique du terme.

Ces troubles d’adolescents anorexiques, où le corps dans certains cas oublie de manger ou se programme pour ne plus s’alimenter, sont le reflet d’émotionnels exacerbés et de qualités d’être exceptionnelles.

Parents de ces enfants, je n’ose imaginer votre désarroi, votre souffrance, vos difficultés, vos culpabilités, vos peurs de les perdre, vos colères intérieures aussi et vos incompréhensions.

Dans tout ce que j’entends de ces adolescents égarés, l’essentiel des pistes à mon sens est, en plus du suivi médical nécessaire, de valoriser leurs qualités, d’accepter leurs différences, de ne pas les résumer au nom d’une pathologie, de les faire participer à la création d’un monde écocitoyen meilleur, de nourrir leur créativité et leur curiosité.

Trop souvent, j’entends encore des phrases du type : « Léa est anorexique ». Non, préférez : « Léa est une jeune fille formidable ». Et si le contexte l’oblige, précisez que pour l’instant elle a des difficultés pour se nourrir et que les médecins la diagnostiquent anorexique.

Vous êtes parents et c’est difficile. Acceptez de le dire, de vous faire aider pour ne plus projeter votre désarroi légitime, vos inquiétudes, vos peurs sur ces enfants déjà si tourmentés.

Si vous pouvez accéder à des méthodes comme celles que je pratique, n’hésitez pas à consulter des praticiens recommandés pour leurs résultats obtenus.

Toutes les solutions émotionnelles saines qui complètent le suivi médical seront autant de possibilités de trouver en soi la capacité de vivre.

Adolescence: construire une réalité idéale de vie

Rappelez-vous aussi que l’adolescence se construit avec des idéaux, des idéalisations, des valeurs altruistes. Toutes ces sociétés contemporaines qui n’ouvrent pas d’idéal de construction écocitoyen d’un monde juste ne vous aident pas. Elles ouvrent la part belle à toutes ces idéologies de manipulation extrémistes et violentes.

Soyez vigilants.

Rappelez-vous que l’adolescence construit. Il est essentiel que ces générations d’adolescents puissent rêver la possibilité d’un monde éthique et juste en accord avec la nature. Et, ça c’est bien notre responsabilité à chacun, à chacune.

Merci.

 

Les peuples des tribus sioux ponctuent leur discours et disent « Mitakuye Oyasin », ce qui signifie à peu près : « Nous appartenons chacun au grand tout. » ou « Nous sommes chacun une partie du grand tout. ». J’ai envie de vous dire : soyons chacun les constructeurs, les rêveurs d’un monde écocitoyen juste pour aujourd’hui comme pour demain.

Une nouvelle fois, merci.

 

Isabellesoleil Girard
Chamane, Consultante en bien Être
Séances Individuelles pour les adolescents et Séances transgénérationnelles pour les parents.
Méditations guidées par les rêve-éveillé et les contes initiatiques.
Créatrice des Méditations Chamaniques CD1-Reconnexion, CD2-Richesse